Eau

Image d'un pêcheur et kayak

On peut considérer le Canada comme un pays riche en eau douce : en moyenne, les cours d'eau canadiens déversent près de 9 % des ressources en eau renouvelables de la planète, alors que le pays abrite moins d'un pourcent de la population mondiale. L'eau est également très présente au Canada : elle occupe une grande partie du territoire, plus que dans tout autre pays. Les Grands Lacs sont dignes de mention : cet ensemble de lacs, partagé avec les États-Unis, représente la plus grande superficie d'eau douce à l'échelle mondiale. L’eau est utilisée dans les ressources ainsi que dans l’industrie de l’énergie.

Liste de sujets :

Répartition de l’eau

Bassins hydrographiques

Un bassin hydrographique est une région qui draine toutes les précipitations reçues sous forme de ruissellement ou d'écoulement de base (sources d'eau souterraine) dans une rivière donnée ou dans un ensemble donné de rivières. Les principales régions hydrographiques du Canada sont l'océan Atlantique, la baie d'Hudson, l'océan Arctique, l'océan Pacifique et le golfe du Mexique. Les cours d’eau sont organisés en réseau et à chacun correspond une aire d’alimentation en amont, un canal d’écoulement et une embouchure en aval. L’ordre d’un réseau va de l’océan, au fleuve, aux rivières principales, aux rivières secondaires jusqu’aux ruisseaux. On retrouve ainsi les bassins océaniques, les bassins fluviaux, les sous-bassins, les sous-sous-bassins, etc. Les limites d’un bassin-versant sont les lignes de partage des eaux.

Régions hydrogéologiques

Les régions hydrogéologiques constituent des zones où les propriétés de l’eau souterraine sont assez similaires sur les plans de la géologie, du climat et de la topographie. L’hydrogéologie est la branche de la géologie qui traite de la répartition et de la circulation de l’eau sous la surface du sol. Cette carte montre les neuf régions hydrogéologiques du Canada, ainsi que plusieurs facteurs qui ont une incidence sur les propriétés de l’eau souterraine.

Glaciers et champs de glace

Les glaciers et les champs de glace sont d'énormes masses de glace formées sur les continents par la compaction et la recristallisation de la neige; ils descendent très lentement le long d'une pente ou se déplacent vers l'extérieur en raison de leur propre poids. On estime que 200 000 kilomètres carrés, soit quelque 2 % du territoire canadien, sont recouverts de glaciers et de champs de glace. Une énorme quantité d'eau douce est emprisonnée dans les calottes glaciaires polaires et dans les glaciers des hautes montagnes. On trouve des glaciers et des champs de glace dans la Cordillère de l'Ouest et dans les montagnes de l'Arctique oriental. On ne dispose pas actuellement de chiffres fiables sur le nombre total de glaciers au Canada. Les glaciers exercent une influence directe sur le cycle hydrologique en ralentissant la circulation de l'eau dans le cycle. Tout comme les eaux souterraines, les glaciers constituent d'excellents réservoirs naturels d'eau.

Répartition de l'eau douce - terres humides

Les zones humides sont des terrains submergés sous l'eau ou imprégnés d'eau en permanence ou de manière temporaire; elles se caractérisent par la présence de plantes adaptées aux sols saturés d'eau. Les zones humides constituent l'unique écosystème dont la conservation a été l'objet d'une convention internationale, car elles absorbent l'impact des événements hydrologiques, filtrent les sédiments et les substances toxiques, offrent de la nourriture et un habitat essentiel à de nombreuses espèces et fournissent des matières premières pour l'alimentation, l'approvisionnement énergétique et les matériaux de construction, tout en représentant de précieuses aires de loisirs. Certaines zones humides contribuent à l'alimentation des eaux souterraines, alors que d'autres reçoivent des débits d'eau souterraine. Les zones humides sont vulnérables aux variations climatiques et aux événements extrêmes Elles sont présentes dans l'ensemble du Canada. Leur localisation est généralement tributaire de facteurs locaux liés au drainage, à la topographie et aux matériaux de surface.

Amérique du Nord – Bassins hydrographiques (2006)

Configuration du réseau hydrographique (1988)

Répartition des terres humides (1986)

Les régions à terres humides (1986)

Quantité de l’eau

Niveaux d’eau actuels, 2007

La carte montre 3172 stations hydrométriques, dont 1491 sont actives et 1681 inactives, situées sur des cours d’eau et des lacs d’un bout à l’autre du pays. Toutes les stations représentées sur la carte sont situées dans des aires de drainage d’une superficie de 200 kilomètres carrés ou plus. Aux stations hydrométriques on enregistre des données sur le niveau de l’eau, la vitesse d’écoulement et le débit. Le niveau de l’eau est la hauteur de la surface de l’eau et le débit est la quantité d’eau s’écoulant en un point par unité de temps.

Précipitations totales moyennes annuelles

La carte montre les précipitations moyennes annuelles totales. Pour la majeure partie des terres continentales intérieures du Canada, les précipitations atteignent leur maximum annuel au cours des mois de l’été et celles-ci tombent sous forme de pluie. Le mois d’octobre marque la transition des journées essentiellement pluvieuses aux journées enneigées pour l’ensemble du nord du Canada."

Moyenne maximale d’épaisseur de neige

Cette carte présente la moyenne maximale d'épaisseur de neige en centimètres calculée pour 18 hivers (1979 à 1997). Dans le Canada méridional ceci se produit normalement en janvier ou février, tandis que l’accumulation maximale apparaît beaucoup plus tard dans les régions montagneuses et dans l’Arctique. Les principales caractéristiques de la carte sont l'importance de l’accumulation maximale de neige enregistrée dans la Cordillère occidentale, où les épaisseurs de neige peuvent excéder plusieurs mètres, et un second maximum pour le Québec et le Labrador. Ces maxima sont reliés à la proximité de l’océan, qui fournit un apport en humidité et engendre des tempêtes d’hiver, ainsi qu’à l’effet orographique que créent les montagnes comme c'est le cas dans l’Ouest canadien. Les deux maxima sont liés à une bande d’accumulation de neige élevée qui suit la zone de la forêt boréale; ceci représente la trajectoire généralement empruntée par les tempêtes d’hiver. Au nord de cette zone se trouve la couche neigeuse relativement peu profonde de l’Arctique (de faibles précipitations de neige avec une forte compaction par le vent). Au sud, l’épaisseur de neige est restreinte par la saison d’accumulation de neige qui est plus courte et par la sublimation de la neige qui est importante dans les Prairies.

Chutes de neige (Nunavut)

Le Nunavut s'étend pour l'essentiel dans l'Arctique où en raison des basses températures qui y règnent, des chutes de neige ont lieu toute l'année. Le sol est en général recouvert de neige de septembre à juin. La plus grande partie du Nunavut est soumise à un climat arctique sec où l'apport neigeux annuel est inférieur à 200 centimètres.

Écoulement fluvial (1993)

Écoulement fluvial saisonnier (1974)

Écoulement (1974)

Évapotranspiration potentielle, déficit en eau, saison de végétation (1974)

Changement climatique

Scénario de précipitations mondiales annuelles : 2050

Voici une simulation des changements projetés pour les précipitations annuelles moyennes de 1975 à 1995 jusqu’à la période de 2040 à 2060. On observe en moyenne un accroissement des précipitations, qui présente toutefois des variantes sur le plan géographique. Certaines régions connaissent à la fois une baisse et une hausse des précipitations, tant au dessus des continents que des océans. Les précipitations annuelles moyennes augmentent généralement sur les continents de l’hémisphère Nord, et particulièrement en hiver. Un réchauffement des températures de surface aurait pour effet d’accélérer le cycle hydrologique, du moins en partie, ce qui entraînerait une évaporation plus rapide et une augmentation des précipitations. Les résultats présentés ici sont issus des simulations de changements climatiques réalisées au moyen du modèle couplé du climat du globe, mis au point par Environnement Canada.

Scénario de précipitations mondiales hivernales : 2050

Voici une simulation des changements projetés pour les précipitations de décembre à février, de 1975 à 1995 jusqu’à la période de 2040 à 2060. On observe en moyenne un accroissement des précipitations, qui présente toutefois des variantes sur le plan géographique. Certaines régions indiquées connaissent à la fois une baisse et une hausse des précipitations, tant au dessus des continents que des océans. Les précipitations annuelles moyennes augmentent généralement sur les continents de l’hémisphère Nord, et particulièrement en hiver. Un réchauffement des températures de surface aurait pour effet d’accélérer le cycle hydrologique, du moins en partie, ce qui entraînerait une évaporation plus rapide et une augmentation des précipitations. Les résultats présentés ici sont issus des simulations de changements climatiques réalisées au moyen du modèle couplé du climat du globe, mis au point par Environnement Canada.

Scénario de précipitations mondiales estivales : 2050

Voici une simulation des changements projetés pour les précipitations de juin à août, de 1975 à 1995 jusqu’à la période de 2040 à 2060. On observe en moyenne un accroissement des précipitations, qui présente toutefois des variantes sur le plan géographique. Certaines régions indiquées connaissent à la fois une baisse et une hausse des précipitations, tant au dessus des continents que des océans. Les précipitations annuelles moyennes augmentent généralement sur les continents de l’hémisphère Nord, et particulièrement en hiver. Un réchauffement des températures de surface aurait pour effet d’accélérer le cycle hydrologique, du moins en partie, ce qui entraînerait une évaporation plus rapide et une augmentation des précipitations. Les résultats présentés ici sont issus des simulations de changements climatiques réalisées au moyen du modèle couplé du climat du globe, mis au point par Environnement Canada.

Scénario de précipitations mondiales annuelles : 2100

Voici une simulation des changements projetés pour les précipitations annuelles moyennes, de 1975 à 1995 jusqu’à la période de 2080 à 2100. On observe en moyenne un accroissement des précipitations, qui présente toutefois des variantes sur le plan géographique. Certaines régions indiquées connaissent à la fois une baisse et une hausse des précipitations, tant au dessus des continents que des océans. Les précipitations annuelles moyennes augmentent généralement sur les continents de l’hémisphère Nord, et surtout en hiver. Un réchauffement des températures de surface aurait pour effet d’accélérer le cycle hydrologique, du moins en partie, ce qui entraînerait une évaporation plus rapide et une augmentation des précipitations. Les résultats présentés ici sont issus des simulations de changements climatiques réalisées au moyen du modèle couplé du climat du globe, mis au point par Environnement Canada.

Scénario de précipitations mondiales hivernales : 2100

Voici une simulation des changements projetés pour les précipitations de décembre à février, de 1975 à 1995 jusqu’à la période de 2080 à 2100. On observe en moyenne un accroissement des précipitations, avec des variantes sur le plan géographique. Certaines régions indiquées connaissent à la fois une baisse et une hausse des précipitations, tant au dessus des continents que des océans. Les précipitations annuelles moyennes augmentent généralement sur les continents de l’hémisphère Nord, et surtout en hiver. Un réchauffement des températures de surface aurait pour effet d’accélérer le cycle hydrologique, du moins en partie, ce qui entraînerait une évaporation plus rapide et une augmentation des précipitations. Les résultats présentés ici sont issus des simulations de changements climatiques réalisées au moyen du modèle couplé du climat du globe, mis au point par Environnement Canada.

Scénario de précipitations mondiales estivales : 2100

Voici une simulation des changements projetés pour les précipitations de juin à août, de 1975 à 1995 jusqu’à la période de 2080 à 2100. On observe en moyenne un accroissement des précipitations, avec des variantes sur le plan géographique. Certaines régions indiquées connaissent à la fois une baisse et une hausse des précipitations, tant au dessus des continents que des océans. Les précipitations annuelles moyennes augmentent généralement sur les continents de l’hémisphère Nord, et surtout en hiver. Un réchauffement des températures de surface aurait pour effet d’accélérer le cycle hydrologique, du moins en partie, ce qui entraînerait une évaporation plus rapide et une augmentation des précipitations. Les résultats présentés ici sont issus des simulations de changements climatiques réalisées au moyen du modèle couplé du climat du globe, mis au point par Environnement Canada.

Scénario de précipitations nationales annuelles : 2050

Voici une simulation des changements projetés pour les précipitations annuelles moyennes de 1961 à 1990 jusqu’à la période de 2040 à 2060 pour les régions terrestres du Canada. De façon générale, les précipitations semblent augmenter à mesure que le siècle progresse et que le climat se réchauffe, ce que reflète le régime annuel moyen. De plus, les simulations montrent que certaines régions connaîtront à la fois une hausse et une baisse des précipitations. Le réchauffement des températures de surface aurait pour effet d’accélérer le cycle hydrologique, du moins en partie, ce qui entraînerait une évaporation plus rapide et davantage de précipitations. Les résultats présentés ici sont issus des simulations de changements climatiques réalisées au moyen du modèle couplé du climat du globe, mis au point par Environnement Canada.

Scénario de précipitations nationales hivernales : 2050

Voici une simulation des changements projetés pour les précipitations hivernales (de décembre à février), de 1961 à 1990 jusqu’à la période de 2040 à 2060 pour les régions terrestres du Canada. De façon générale, les précipitations semblent augmenter à mesure que le siècle progresse et que le climat se réchauffe. Les changements présenteraient toutefois des variantes sur le plan géographique ou saisonnier. De plus, les précipitations diminueraient légèrement dans certaines régions situées aux latitudes élevées. Le réchauffement des températures de surface aurait pour effet d’accélérer le cycle hydrologique, du moins en partie, ce qui entraînerait une évaporation plus rapide et davantage de précipitations. Les résultats présentés ici sont issus des simulations de changements climatiques réalisées au moyen du modèle couplé du climat du globe, mis au point par Environnement Canada.

Scénario de précipitations nationales estivales : 2050

Voici une simulation des changements projetés pour les précipitations estivales (de juin à août), de 1961 à 1990 jusqu’à la période de 2040 à 2060 pour les régions terrestres du Canada. Les changements présenteraient toutefois des variantes sur le plan géographique. Les régimes en été montrent que certaines régions connaîtraient à la fois une hausse et une baisse des précipitations. Le réchauffement des températures de surface aurait pour effet d’accélérer le cycle hydrologique, du moins en partie, ce qui entraînerait une évaporation plus rapide et davantage de précipitations. Les résultats présentés sont issus des simulations de changements climatiques réalisées au moyen du modèle couplé du climat du globe, mis au point par Environnement Canada.

Sensibilité des régions fluviales aux changements climatiques

Parmi les régions fluviales les plus sensibles figurent la côte de l'Atlantique, les régions des Grands Lacs et du Saint-Laurent, les Montagnes Rocheuses et les Prairies. La projection sur la sensibilité des régions fluviales du Canada en réponse au réchauffement climatique est fondée sur l'analyse des effets des changements prévus de la précipitation sur les paysages. Le réchauffement climatique est susceptible de modifier considérablement le débit des rivières. Les effets les plus directs du changement climatique seraient l'augmentation de la fréquence des inondations et l'intensification de l'érosion fluviale.